La beuh, la médecine, et le corps

[ CW : drogues, médicaments, maladies mentales ]

Bonjour ! Comme nous sommes au mois de mai et que de mars à octobre c’est la bonne saison, je vais vous parler d’un sujet légèrement délicat en France : LA BEUH !

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Un peu d’histoire

L’utilisation du cannabis (telle qu’elle est le plus souvent utilisée) remonte à un temps fort fort lointain : avant J.-C. Le chanvre était utilisé pour des rites ou même pour fabriquer du papier par exemple. Sa première utilisation médicinale nous vient de Chine ; il y a près de 5 000 ans, elle servait notamment à traiter certaines maladies neurologiques. C’est à travers toute l’Asie (particulièrement l’Inde et la Chine) que les bienfaits médicinaux du chanvre se sont transmis près de deux millénaires avant Jésus Christ. Mais ce n’est pourtant que vers les années 1990 que son utilisation à des fins thérapeutiques a été redécouverte en Occident malgré son importation et sa connaissance depuis l’époque coloniale.

Aujourd’hui

Même si l’herbe n’est toujours pas légale en France malgré son important facteur social, de nombreux pays se sont penchés sur la question du fait de ses bienfaits sur la santé.

Pour vous donner une petite idée du truc, une liste de ce que l’herbe soulage :
– Tout d’abord, un point super important : le cannabis ralentit le développement des cellules cancéreuses ! Et aide aussi à supporter les effets secondaires de la chimio tels que les vomissements
– Ralentit la maladie d’Alzheimer
– Utilisé dans les cas de TCA (= Trouble du Comportement Alimentaire) tels que l’anorexie ou même lorsque quelqu’un souffre du sida –> il donne faim, donc ça incite à manger
– Aide à se relaxer et à DORMIR : et donc fini (ou presque) les insomnies !
– L’herbe peut aussi être prise comme antispasmodique, elle peut par exemple aider les personnes souffrant de sclérose en plaques et épilepsie (elle réduit les crises)
– En guise d’antidépresseur et anxiolytique
– On peut aussi observer d’après des témoignages que certaines femmes ou autres personnes réglées voient leurs douleurs de menstruations diminuer. Aucune étude n’a montré de résultats vraiment significatifs et précis sur ce point, mais ça reste quand même sympa de le savoir ;). Ce serait grâce à ses propriétés analgésiques
(= soulage les douleurs chroniques)
– Aide également pour les migraines et les glaucomes

Ceci n’est qu’une liste exhaustive car il est très difficile de faire une liste réelle de toutes les propriétés bénéfiques du cannabis du fait de sa connaissance assez floue au niveau scientifique et de sa mauvaise image véhiculée (la drogue c’est mal m’voyez). Mais on note quand même que des études sont de plus en plus effectuées, notamment sur des dérivés du chanvre qui montrent des applications prometteuses :). Par exemple sur le traitement des TOC (= Troubles Obsessionnels Compulsifs) et le Syndrôme de la Tourette.

Il faut tout de même garder à l’esprit que le cannabis ne sert pas de médicament, il ne guérit pas tout : il a surtout une fonction d’aide et diminue la douleur, qui dans la plupart des cas présentés ci-dessus est permise par la molécule de CBD (légale en France !). Mais aussi, les réactions seront en fonction de l’individu (corpulence, tolérance, appétit, morphologie, …) !

Les risques

Malgré ses nombreux bienfaits, la consommation d’herbe implique quand même des effets indésirables qui nécessitent d’être connus. Sans compter les yeux rouges, la pâteuse, et la foncedalle (pour les non-initiés : CA DONNE FAIM !), on peut noter qu’il est dangereux de conduire sous l’effet de la défonce car cela ralentit les réflexes et altère à la concentration. Les consommateur.ice.s voient également leur mémoire flancher (et ce qui est associé : concentration, apprentissage) du fait de la diminution des fonctions neurologiques, que ce soit pendant leur défonce mais aussi de manière durable lors de consommation régulière. En somme, l’herbe a tout de même de gros effets néfastes sur le cerveau au long terme lors d’une consommation régulière.

Pour ce qui est des risques physiques, c’est surtout au niveau de la respiration à cause de certaines mollécules pas très cool dans la fumée dégagée par le fait que la substance soit brûlée. D’autant plus que généralement (ouais on a pas tous les moyens de fumer que des purs hein) l’herbe est associée au tabac. Mais pendant sa prise, d’autres signes sont présents : tachycardie, potentiels vomissement, vertiges, bouffées de chaleur.

De plus, une consommation régulière de cannabis PEUT activer le gêne de la schizophrénie. /!\ Il est quand même important de préciser que ce gêne est DEJA PRESENT chez le sujet, la consommation aide juste à son activation. Les consommateur.rices peuvent aussi devenir « parano » (≠ pathologie paranoïa), principalement lorsque la matière est prise sous forme de hashish (le shit quoi).
> Vous pouvez retrouver un petit passage sur le lien entre le cannabis et la schizophrénie dans mon article La schizophrénie : est-ce vraiment ce que vous croyez ?

En gros

Le principal facteur jouant sur les effets (positifs comme négatifs) de la prise de cannabis est la singularité de la personne (morphologie, résistance à la substance, …) ; mais également le contexte de prise, par exemple l’herbe peut aider certaines personnes pour leur anxiété, mais en rendre d’autres plus angoissé.e.s et renfermé.e.s sur eux/elles-mêmes. Il est aussi important car il est possible de faire des « bad trip » (mauvais trip).

En somme, de nombreux pays ont légalisé le cannabis médical suite aux expériences menées et leurs résultats révélés positifs. Pour la France, on attend toujours !

Sources :

Principalement NewsWeed, e-Santé et Wikipedia.

Merci à mes relectreur.ices : Léna, Lydie, Jean, et Tanguy.

Maleficent

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